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	<title>LA DISTILLERIE</title>
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	<description>MONTREAL</description>
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		<title>De l’autre côté du miroir</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 15:01:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le buveur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gueule de bois]]></category>
		<category><![CDATA[chat]]></category>
		<category><![CDATA[nuit]]></category>
		<category><![CDATA[reine rouge]]></category>

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		<description><![CDATA[- Je suis en retard.
- Attends, je viens avec toi.
- J’ai pas le temps d’attendre. J’suis en retard. Je suis vraiment en retard.
Et il est sorti.
- Attends!

Sans réfléchir, je me suis lancé derrière lui.
La nuit était déjà tombée. De l’intérieur du bar sombre, je n’avais rien vu venir. Ne réalisais pas. Ne me doutais pas qu’il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>- Je suis en retard.<br />
- Attends, je viens avec toi.<br />
- J’ai pas le temps d’attendre. J’suis en retard. Je suis vraiment en retard.<br />
Et il est sorti.<br />
- Attends!</p>
<p><span id="more-1769"></span></p>
<p>Sans réfléchir, je me suis lancé derrière lui.</p>
<p>La nuit était déjà tombée. De l’intérieur du bar sombre, je n’avais rien vu venir. Ne réalisais pas. Ne me doutais pas qu’il était déjà si tard. Le temps ne s’était pas envolé : il avait disparu et à le voir courir de la sorte en répétant qu’il était en retard, j’avais l’impression qu’il tentait de le rattraper.</p>
<p>Il s’est engouffré dans une ruelle sombre et je l’y ai suivi.</p>
<p>Il avait plu, le sol luisait sous moi et, éclairé par la faible lueur de la lune et des lampadaires rustiques comme il l’était, j’avais l’impression de marcher sur un chemin de briques jaunes. Je n’arrivais pas à voir ce qui m’attendait devant, ne distinguais plus ce qu’il y avait derrière, comme s’il n’y avait jamais rien eu. Comme si j’arrivais de nulle part.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1779" title="gueule-de-bois-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/gueule-de-bois-2010-09b1.png" alt="gueule-de-bois-2010-09b" width="295" height="180" />J’ai marché longtemps. Longtemps. Commençant à douter que j’avançais vraiment, commençant à penser que j’étais peut-être bien en train de reculer. J’avais beau l’appeler, pas de réponse. Si ce n’avait été d’un chat qui me suivait pas à pas, j’aurais été complètement seul dans ce corridor sans fin. J’ai pilé sur mon orgueil et ai demandé au félin si j’étais dans la bonne direction. J’ai eu la curieuse impression qu’il me souriait. Je me suis penché sur lui. Il a ri et s’est remis en marche. Peu importait, au fond, la direction que je prenais. Tout ce que je voulais, c’était arriver quelque part. Je l’ai suivi. Et je suis arrivé quelque part.</p>
<p>Où au juste ? J’étais loin d’en être certain.</p>
<p>Il était là. Avec une femme à l’air mauvais et dur. Avec une femme que je connaissais. Avec une véritable folle – mais qui j’étais pour juger de l’état mental de qui que ce soit? Avec une tortionnaire, une dictatrice. Avec Catherine. Avec son ex, toute de rouge vêtue.</p>
<p>Elle ne semblait pas emballée de me voir, un bouquet de roses blanches à ses pieds. Il était visiblement nerveux et inconfortable, alors j’ai continué mon chemin en faisant comme si, avant que l’envie de m’arracher la tête germe dans celle de la Reine Rouge.</p>
<p>La lune était bien haute et sa lumière brillait sur la robe noire et argentée de mon chat. On a marché sans parler, dans un silence quasi complet, jusqu’à ce que le trot d’un cheval ferré<br />
se cogne à mon tympan. Il s’est arrêté à ma hauteur. Il respirait bruyamment, et, vu la fraîcheur de la nuit, une buée éphémère s’échappait des nasaux humides de l’animal.</p>
<p>- Je t’amène quelque part?, a-t-il dit, sans même ouvrir la bouche.<br />
J’ai figé et le chat a encore rigolé.<br />
- Garçon ?</p>
<p>J’ai levé les yeux un peu plus haut. Le cocher me regardait d’un drôle d’air. Il avait l’air d’avoir cent ans, avec son costard en velours et son chapeau haut de forme.<br />
- T’as l’air perdu.<br />
- Un peu.<br />
- Monte.<br />
J’ai pris le chat et suis monté. Je me suis laissé porter.<br />
- On va quelque part en particulier ?<br />
- C’est une excellente question.<br />
- Ou une constatation.</p>
<p>On s’est tu. Le chat ronronnait sur mes genoux et nos ombres, de leur mur, m’envoyaient la main. J’ai fermé les yeux une seconde, en ai dormi au moins deux. Lorsque j’ai soulevé les paupières, le soleil semblait sur le point de se lever et tout ce que j’entendais, c’était le bruit des vagues. On ne bougeait plus. Le chat était plus loin, avec le cocher, à contempler l’horizon qu’on commençait à deviner dans le gris d’un entre deux jours. Je suis allé les rejoindre au bout du quai. Devant nous, rien d’autre que de l’eau.</p>
<p>- C’est tellement beau. C’est quoi ?, ai-je bêtement demandé.<br />
- C’est la mer garçon, a répondu le cocher.<br />
Je me suis retourné vers lui, interdit.<br />
- C’est le fleuve Saint-Laurent innocent.</p>
<p>Hide, parce que c’était ça son nom, m’a fait un lift jusqu’au métro qui allait ouvrir sous peu. Quand je suis entré à la maison, je me suis empressé d’aller réveiller mon coloc qui dormait paisiblement dans sa chambre. Je lui raconté ma nuit et il ne m’a, bien évidemment, pas cru. Il a mis ça sur le dos du Hendrick’s et de mon imagination fertile. N’empêche: le chat était toujours là. Ce même petit chat qu’on a appelé Gulliver.</p>
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		<title>Le gin, un spiritueux qui a de l’esprit</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 15:01:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le bec verseur]]></category>
		<category><![CDATA[Dutch Courage]]></category>
		<category><![CDATA[genévrier]]></category>
		<category><![CDATA[Gin]]></category>

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		<description><![CDATA[Il se laisse apprécier en Négroni, avec du tonic, en Fizz, voire même avec seulement quelques glaçons, mais savons-nous ce qu’est le gin? Si oui, voici l’occasion de revisiter nos notions acquises. Sinon, voici une belle opportunité d’en apprendre un peu plus sur ce qui coule de votre verre jusqu’à vous.

Le mot « gin » vient [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il se laisse apprécier en Négroni, avec du tonic, en Fizz, voire même avec seulement quelques glaçons, mais savons-nous ce qu’est le gin? Si oui, voici l’occasion de revisiter nos notions acquises. Sinon, voici une belle opportunité d’en apprendre un peu plus sur ce qui coule de votre verre jusqu’à vous.</p>
<p><span id="more-1784"></span></p>
<p>Le mot « gin » vient de genévrier, un conifère d’un mètre cinquante aux baies bleues, commun dans le Nord de l’Europe et de l’Amérique. Le fruit du genévrier est utilisé depuis des lustres pour aider la digestion, combattre les symptômes de l’asthme et guérir plusieurs petits maux. Sa saveur puissante fait qu’on l’a très tôt utilisé en cuisine ou dégusté en tisane.</p>
<p>De nos jours, le gin se définit comme suit : un alcool de grains neutre auquel est ajouté différentes saveurs, d’entre lesquelles la dominante doit être celle du genévrier. Faisons ensemble un bref survol de l’histoire du gin :</p>
<p>À l’époque de la peste noire, des élixirs à base de genièvre seraient devenus très populaires et auraient fait en sorte que les palais européens se soient habitués à sa saveur vive, voire même à la rechercher.</p>
<p>Il faut attendre au seizième siècle pour trouver les traces d’un breuvage alcoolisé néerlandais, consommé par les soldats allant au front, et reconnaître le premier aïeul du gin. Les Anglais, très impressionnés par le courage sans bornes que cette mixture procurait aux soldats hollandais lorsque venait le temps d’aller combattre les Espagnols, l’auraient eux-mêmes adopté et baptisé « Dutch Courage. »</p>
<p>Quelques décennies plus tard, les propriétés curatives des fruits du genévrier sont mises à profit, par Franciscus De La Boe, sous la forme d’un alcool à base de seigle que l’on redistille avec du genièvre, de la coriandre et de la belle-angélique. Ce tonique est apprécié et devient si populaire que l’on a tôt fait de s’inventer des maux que le plaisant élixir guérit illico.</p>
<p>À partir de la fin du dix-septième siècle en allant jusqu’à la moitié du dix-huitième, le gin devient plus que populaire en Angleterre. Une absence de taxes d’accises et des écarts croissants entre les classes sociales plonge Londres dans la folie du gin. À son paroxysme, on raconte que les Londoniens buvaient 50 000 000 de litres de gin par année. Avec une population de 700 000 habitants, cela correspond à plus de 70 litres de gin consommé annuellement pour chaque homme, femme et enfant de la capitale!</p>
<p>Le dix-neuvième siècle redore le blason du gin et lui donne ses lettres de noblesse. L’apparition du Martini, entre autres glorieuses libations, propulse le spiritueux à l’international et en fait un symbole de classe et de raffinement.</p>
<p>Viennent le vingtième et la prohibition, alors que rhum et whisky coulent à flots, du gin de baignoire est produit en grande quantité. Cet alcool de piètre qualité, doit être mélangé afin d’en masquer le goût désagréable, donnant naissance entre autres au Southside, et au French 75 (deux cocktails fameux que le gin Hendrick’s complimente de belle façon, soit dit en passant).</p>
<p>Depuis, le gin est redevenu un spiritueux prisé, voire de luxe, et un nombre impressionnant d’aromates, des plus rares et de la plus haute qualité, entrent dans sa fabrication. Le gin, avec son passé aussi riche que son bouquet, est un spiritueux qui sait titiller l’esprit et assouvir notre soif de savoir.</p>
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		<title>Ramos Gin Fizz</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 15:01:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Eve Bourassa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Histoire de Pub]]></category>
		<category><![CDATA[Gin Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[New Orleans Gin Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[Ramos Gin Fizz]]></category>

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		<description><![CDATA[D’abord connu à travers l’Amérique comme le «New Orleans Gin Fizz», celui qui s’est hissé jusqu’à nous sous l’étiquette de «Ramos» naquit quelque part dans l’année de 1888, à peine quelques mois après l’acquisition d’un saloon au coin des rues Gravier et Carondelet, en plein coeur du «Faubourg Américain», par Henry Charles Ramos et son frère. Le «Impérial Cabinet Saloon», [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’abord connu à travers l’Amérique comme le «New Orleans Gin Fizz», celui qui s’est hissé jusqu’à nous sous l’étiquette de «Ramos» naquit quelque part dans l’année de 1888, à peine quelques mois après l’acquisition d’un saloon au coin des rues Gravier et Carondelet, en plein coeur du «Faubourg Américain», par Henry Charles Ramos et son frère. Le «Impérial Cabinet Saloon», nommé d’après une marque de whiskey, devient rapidement un des joyaux de la Big Easy… et pas grâce à ses whiskeys! <span id="more-1791"></span></p>
<p>Du Ramos Gin Fizz, on aime tout : le goût unique, la texture riche, l’effet revivifiant, les mythes et les réalités. S’il est un cocktail qui a fait et fait encore parler, c’est bien celui-ci ! Nous vous fournissons donc matière à discussion, une histoire aussi consistante que le breuvage dont il est question.</p>
<p>Dès la fin de 1890, la Nouvelle-Orléans devient une destination touristique de choix. Non seulement la ville est réputée pour ses débits de boissons aujourd’hui légendaires, mais le Midwest des États-Unis d’Amérique a tendance à «s’assécher ». Le petit saloon des frères Ramos est plein à craquer et on s’arrache le Gin Fizz maison que l’on ne retrouve nulle part ailleurs. En 1900, le «Kansas City Star» publie : «Ramos serves a gin fizz which is not equaled anywhere.»</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1794" title="histoire-de-pub-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/histoire-de-pub-2010-09b.png" alt="histoire-de-pub-2010-09b" width="310" height="200" />La rançon du succès, c’est le travail : d’autant plus que le Ramos Fizz requiert beaucoup, beaucoup… beaucoup de bras. C’est qu’en plus des ingrédients classiques du Gin Fizz, Ramos a ajouté à sa création deux ingrédients difficiles à mixer : la crème et le blanc d’oeuf et, afin d’obtenir la texture paradisiaque, il faut remuer. Remuer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus la moindre bulle d’air à l’intérieur de la mixture. C’est pourquoi chaque bartender du Imperial Cabinet (6 au Mardi Gras de 1900) a son propre «Shaker Boy» : souvent un jeune noir qui recevait un shaker déjà plein et qui n’avait qu’à remuer… durant 15 minutes ! D’accord, le temps de manipulation a peut-être été gonflé : mais c’est pourtant ce que stipule la véritable recette signé Ramos. Deux choses sont certaines :</p>
<p>1 – on ne peut pas trop remuer un Ramos Gin Fizz.<br />
2 – pour la personne qui tenait le shaker, ça devait paraître encore plus long…</p>
<p>Les frères Ramos migrent vers un local plus grand, juste en face de l’Hôtel Saint-Charles, en 1907. Au «Stag Saloon», les affaires sont encore meilleures. On raconte qu’au Mardi Gras de 1915, 35 «Shaker Boys», alignés derrière le bar, se passaient le shaker et étaient pourtant incapables de répondre à la demande. Certains clients devaient attendre jusqu’à une heure avant de recevoir leur convoité New-Orleans Fizz.</p>
<p>Mais, selon l’adage, toute bonne chose a une fin : quatre ans plus tard, la prohibition s’étend partout sur le territoire des États-Unis et Ramos doit fermer boutique. En 1928, quelques années avant sa mort, il révèle enfin (et bien heureusement) la fameuse recette à un journaliste du «Item Tribune» de la Nouvelle-Orléans. Il vend aussi les droits au Roosevelt Hotel qui a su à merveille perpétuer la légende.</p>
<p>C’est au Roosevelt que Huey Long, gouverneur de la Louisiane puis sénateur, avait l’habitude de boire un ou deux ou trop de Ramos Gin Fizz. Il aimait à un tel point son Ramos que, une fois à New-York, en 1935, incapable d’en obtenir un, il fit venir Sam Guarino, barman au Roosevelt, pour qu’il enseigne aux barmen de la Big Apple comment réaliser et réussir le verre.</p>
<p>On disait que de boire un Ramos Gin Fizz était comme boire une fleur. On devine alors pourquoi le gin Hendrick’s, avec ses arômes de rose, se marie si bien au cocktail de renom.</p>
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		<title>Alexandre Lefebvre</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 15:00:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Eve Bourassa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Last call - Dernier service]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Lefebvre]]></category>

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		<description><![CDATA[Natif de Lévis, Alexandre prend rapidement goût au voyage ; fils de militaire, il est en très bas âge amené à admirer couchés et levés de soleil sur la mer morte, les pyramides de Gizeh et le mur des Lamentations. En effet, jusqu’à l’âge de trois ans, Alexandre vit et grandit au Moyen-Orient avant de revenir, avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Natif de Lévis, Alexandre prend rapidement goût au voyage ; fils de militaire, il est en très bas âge amené à admirer couchés et levés de soleil sur la mer morte, les pyramides de Gizeh et le mur des Lamentations. En effet, jusqu’à l’âge de trois ans, Alexandre vit et grandit au Moyen-Orient avant de revenir, avec ses parents et un frère neuf, s’installer sur les terres du pays qui l’a vu naître.</p>
<p><span id="more-1807"></span></p>
<p>Après un premier arrêt à Borden, Ontario, il fait son nid, un temps, dans la région de l’Outaouais. Lorsque l’heure du départ pour Chambly a sonné, la famille de quatre s’est élargie : les deux soeurs d’Alexandre sont nées.</p>
<p>Dans sa vie, plusieurs rencontres seront marquantes et le feront déroger du trajet que les cadets et l’armée semblaient vouloir lui tracer. Le théâtre est l’une d’entre elles. Passionné et fougueux, c’est après avoir incarné le rôle de Ferdinand dans “Voyage au bout de la nuit” qu’il décide, avec d’autres oiseaux de son espèce, de fonder une première troupe de théâtre, Vox in Deserto. Alexandre est maintenant un jeune homme et clame son indépendance : c’est à Saint-Hyacinthe, dans le cadre d’une formation en cinéma, qu’il migre. Et il écrit.</p>
<p>Deuxième rencontre décisive : l’écriture dramatique. À qui trouve le temps d’une nuit blanche, un café et un beigne, il partage, sans la moindre lueur de doute dans les yeux, qu’il sera un jour accepté au très convoité programme d’écriture de l’École Nationale de Théâtre.</p>
<p>Et il aura raison.</p>
<p>Ses inspirations ont plusieurs couleurs, mais la plume corrosive de Sarah Kane, la langue imagée d’Edward Bond et la prose irrévérencieuse de Mark Ravenhill ont à coup sûr teinté sa propre oeuvre, à la fois grinçante et intelligente, une claque au visage suivit d’un baiser. Le théâtre, selon lui, ne devrait pas laisser indifférent.</p>
<p>Critique témoin des travers de sa société, Alexandre a grand coeur et en use à de justes causes. Aussi, à sa sortie de l’École, il s’implique à titre d’accompagnateur pour personnes handicapées et de conseiller dramaturgique auprès de jeunes décrocheurs. Mais voilà que les portes d’un tout nouveau monde s’ouvrent à lui.</p>
<p>Il est rare que l’on puisse affirmer en souriant : «L’alcool a changé ma vie !» On peut pourtant bel et bien le faire lorsque l’on fait allusion à Alexandre. Il y a un peu plus de deux ans, la Distillerie l’accueillait parmi les siens. C’est là, entre formations, voyages et cocktails, qu’il fait une troisième et capitale rencontre : les spiritueux. Il aime son Sazerac avec un Rye bien épicé, moitié Peychaud’s, moitié Angostura, comme à la Nouvelle-Orléans. Car même s’il s’est récemment découvert des affinités avec un certain Zombie alambiqué, Alexandre aime ses cocktails simples, mais lourds d’histoire.</p>
<p>Outre rendre son petit et grand monde heureux, il aimerait, nourri par son amour du Bourbon, dans un avenir plus ou moins rapproché, goûter aux joies de distiller lui-même son whisky.</p>
<p>D’ici là, vous avez non seulement la chance de vous installer à son bar et de vous délecter de l’étendue de ses connaissances, mais aussi de lire son verbe dans les pages de ce mensuel.</p>
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		<title>Marinade à l&#8217;eau de rose</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 15:00:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Un vers dans le nez]]></category>
		<category><![CDATA[amour]]></category>
		<category><![CDATA[concombre]]></category>
		<category><![CDATA[rose]]></category>

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		<description><![CDATA[Un concombre amoureux d’une rose
Noyait son chagrin dans l’alcool
Car bien qu’épris d’elle, il n’ose
Lui faire part de son amour fol.

Et la belle rose couve du regard
Son timide prétendant de concombre
Chantant ses parfums jusqu’à tard
Lorsque la nuit prend la place des ombres.
Le concombre se traite de légume imbécile
Pourquoi ne pas lui dire qu’il est fou d’elle?
Se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un concombre amoureux d’une rose<br />
Noyait son chagrin dans l’alcool<br />
Car bien qu’épris d’elle, il n’ose<br />
Lui faire part de son amour fol.</p>
<p><span id="more-1801"></span></p>
<p>Et la belle rose couve du regard<br />
Son timide prétendant de concombre<br />
Chantant ses parfums jusqu’à tard<br />
Lorsque la nuit prend la place des ombres.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1804" title="unVers-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/unVers-2010-09b.png" alt="unVers-2010-09b" width="190" height="295" />Le concombre se traite de légume imbécile<br />
Pourquoi ne pas lui dire qu’il est fou d’elle?<br />
Se déclarer n’est certes peut-être pas chose facile<br />
Mais ce serait mieux que son état actuel.</p>
<p>Car un coeur qui aime sans savoir s’il est seul<br />
Est un mourant qui prépare son linceul.<br />
Mais il ne sait pas que la rose l’aime, qu’elle<br />
Est bien éprise et n’attend plus qu’on l’appelle.</p>
<p>Le soleil, cruel, va bientôt se lever<br />
La bouteille de gin du concombre se vide<br />
Et c’est lorsqu’il sent les perles de rosée<br />
Qu’il se lève et, enfin, se décide.</p>
<p>Le soleil s’est levé sur une scène particulière<br />
Une étreinte transgenre du royaume végétal<br />
Un concombre voyait exaucées ses prières<br />
Et caressait une rose, entre les pétales</p>
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		<title>Fizz</title>
		<link>http://www.pubdistillerie.com/blog/?p=1812</link>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 14:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marie-Eve Bourassa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Le classe...hic!]]></category>
		<category><![CDATA[Cream Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[fizz]]></category>
		<category><![CDATA[Gin Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[New Orleans Gin Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[Silver Fizz]]></category>

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		<description><![CDATA[Porte le pseudonyme de «Fizz» tout sour allongé, effervescent et servi sans glace. Bien qu’il en existe plusieurs variations, le premier et véritable Fizz est celui à base de gin. Le seul et unique «Fiz», comme le nommait Jerry Thomas. C’est d’ailleurs dans son deuxième ouvrage, «Bartender’s Guide», parut en 1887, que l’on fait pour une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Porte le pseudonyme de «Fizz» tout sour allongé, effervescent et servi sans glace. Bien qu’il en existe plusieurs variations, le premier et véritable Fizz est celui à base de gin. Le seul et unique «Fiz», comme le nommait Jerry Thomas. C’est d’ailleurs dans son deuxième ouvrage, «Bartender’s Guide», parut en 1887, que l’on fait pour une première fois mention du cocktail déjà très apprécié et largement consommé. Mais qu’est-ce qu’un Gin Fizz exactement ? <span id="more-1812"></span></p>
<p>Comme nous le mentionnions plus haut, le Gin Fizz est une variation du sour (à ce sujet, voir notre article disponible en ligne) à laquelle on ajoute, de nos jours, une eau minérale. «De nos jours» en effet : à la fin du 19e siècle, l’eau gazéifiée était assez dispendieuse et était considérée comme un luxe. Bien que la majorité des recettes faisaient, sur papier, appel au «seltzer», il n’était pas rare d’avoir recours, physiquement, au bicarbonate de soude en poudre afin de faire émulsionner le cocktail.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1759" title="classe-hic-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/classe-hic-2010-09b.png" alt="classe-hic-2010-09b" width="295" height="180" />Le Gin Fizz a la cote et est reconnu comme le «eye-opener» de choix, un des meilleurs remèdes contre ce fléau qui encore aujourd’hui fait plus de victimes que la grippe : le lendemain de la veille. En 1914, un barman notoire de la côte ouest-américaine, Ernest P. Rawling, décrit l’élixir comme suit :</p>
<p>«Le Fizz – l’allongé par excellence. Qu’importe où et quand la gorge et la langue s’assèchent; l’esprit est épuisé et le corps, las ; après un long voyage en voiture sur les routes poussiéreuses; c’est à ce moment que le Gin Fizz, comme une brise fraîche venue tout droit de l’océan, ravive en nous le zeste de la joie de vivre.</p>
<p>Et au matin du lendemain de la veille, quand le monde entier semble gris et hostile, quand chacun des nerfs et fibres du corps pleure contre nos «indiscrétions», appuyez simplement sur le bouton et commandez un Gin Fizz – «Pas trop sucré s’il vous plaît !» Il arrive. Oh ! mirages d’oasis verdoyantes dans l’aride désert de la vie.» («Rawling’s Book of Mixed Drinks»)</p>
<p>Il existe plusieurs recettes de Fizz, certaines avec du whisky, d’autres avec du brandy. Concentrons-nous sur celles à base se gin. Le «Fiz» classique, tel que recensé par Thomas, est constitué de gin, citron, sucre et soda. La coutume voulait que l’on sucre le cocktail à la toute fin, en ajoutant une bonne cuillérée de sucre extra-fin et en remuant : l’effet d’effervescence était alors décuplé!</p>
<p>Dans un «Silver Fizz» on ajoute un blanc d’oeuf et dans un «Gin Punch», une touche de liqueur de Maraschino. Le «Cream Fizz», comme son nom l’indique, contient de la crème.</p>
<p>Maintenant, mariez un Silver et un Cream et vous obtiendrez le «New Orleans Gin Fizz», mieux connu sous le sobriquet de «Ramos».</p>
<p>C’est sans doute le plus costaud et le plus doux, le plus original des classiques, le moins effervescent et pourtant, celui qui a fait les plus grands remous ! Le Ramos Gin Fizz est bien sûr constitué de gin, mais aussi de citron, de lime, sucre, blanc d’oeuf et de crème. Mais la touche magique, le secret longtemps et bien gardé de Ramos : l’eau de fleur d’oranger qui octroie au cocktail incroyablement onctueux une touche florale et unique. Ça, et le remuage intense (la recette originale de Henry Charles Ramos demande 15 minutes…) que le maître de bar doit accomplir afin d’obtenir la consistance<br />
souhaitée : crémeuse, soyeuse et incomparable.</p>
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		<title>Hendrick’s</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 14:58:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Autour d'un tonneau]]></category>
		<category><![CDATA[Gin]]></category>
		<category><![CDATA[Hendrick's]]></category>
		<category><![CDATA[scotch]]></category>
		<category><![CDATA[William Grant & Sons]]></category>

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		<description><![CDATA[D’ordinaire, lorsque l’on pense à William Grant &#38; Sons, on s’attend à parler de scotch. Cette entreprise familiale indépendante est l’une des plus grandes au monde et les produits qu’ils nous livrent, que l’on pense au Glenfiddich ou au Balvenie, sont des standards d’excellence dans l’industrie. (Pour de plus amples informations sur William Grant &#38; Sons, voir notre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>D’ordinaire, lorsque l’on pense à William Grant &amp; Sons, on s’attend à parler de scotch. Cette entreprise familiale indépendante est l’une des plus grandes au monde et les produits qu’ils nous livrent, que l’on pense au Glenfiddich ou au Balvenie, sont des standards d’excellence dans l’industrie. (Pour de plus amples informations sur William Grant &amp; Sons, voir notre édition du mois de février, disponible en ligne.)</p>
<p><span id="more-1822"></span></p>
<p>Maintenant, oublions l’ordinaire et parlons gin. Chez William Grant &amp; Sons, un maître distillateur avait un amour secret pour le gin. On ne l’aurait pas vu en boire lors d’événements officiels, mais en privé, il raffolait de ce spiritueux et en louangeait l’arôme de genévrier. C’est dans son jardin, alors qu’il dégustait des sandwichs aux concombres, tout en admirant ses rosiers, qu’il eut une des plus grandes idées du défunt vingtième siècle. Sa capacité de distillateur amena notre héros anonyme à imaginer qu’il pourrait assembler les trois causes de son bonheur soit : le concombre, le gin et les roses. Quelques mois plus tard, après une batterie de tests exhaustive, Hendrick’s voyait le jour. Hendrick, c’est le nom du jardinier de la mère de Charles Gordon, l’arrière-petit-fils de William Grant. Hendrick soignait si bien les rosiers qu’en son honneur on a apposé son nom sur le gin que sa fleur fétiche complimentait si bien.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1830" title="autour-du-tonneau-2010-09c" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/autour-du-tonneau-2010-09c.png" alt="autour-du-tonneau-2010-09c" width="295" height="180" />Mais Hendrick’s c’est plus qu’une idée originale, c’est surtout le fruit d’un grand savoir-faire. Charles Gordon avait fait l’acquisition de deux alambics des plus particuliers lors d’un encan dans les années ’60 : le Carter-Head et le Bennet. L’alambic Carter-Head avait été construit en 1948 alors que le Bennet, lui, datait de 1860! Ces deux alambics aux propriétés uniques allaient allier leurs forces pour créer les deux distillats qui forment le Hendrick’s. Avec deux alambics, le gin Hendrick’s réaffirme sa particularité; aucun autre gin n’est fait comme lui et voilà pourquoi il ne goûte comme aucun autre gin. Tout d’abord, on remplit l’antre vénérable du Bennet avec de l’alcool de grains neutre et onze aromates. On laisse les ingrédients baigner dans l’alcool pendant une journée avant d’enclencher le processus de distillation. Les vapeurs qui remontent vers le condensateur, riches et parfumées, sont recueillies alors qu’elles ont un taux d’alcool de 80%. Pendant ce temps, dans le Carter-Head, on se prépare à distiller de l’eau et de l’alcool de grains. Les aromates ne sont pas déposés dans le mélange, mais plutôt entassés dans des paniers au travers desquels passeront les vapeurs d’alcool avant d’être condensées. Le Carter-Head produit un distillat un peu plus fort avec 83% d’alcool par volume à sa sortie du condensateur.</p>
<p>C’est le travail d’artisan d’un Mr. Alan Rimmer, distillateur ayant produit chaque goutte de Gin Hendrick’s, qui fait que ce produit se distingue autant. Mr.Rimmer contrôle manuellement la pression à l’intérieur des deux alambics et procède au mariage des distillats obtenus. Il est d’autant plus juste de parler d’artisanat lorsque l’on sait que le gin Hendrick’s est produit en lot de 450 litres seulement!</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1761" title="autour-du-tonneau-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/autour-du-tonneau-2010-09b.png" alt="autour-du-tonneau-2010-09b" width="220" height="300" /></p>
<p>Reste l’étape ultime, celle qui distingue encore plus Hendrick’s des autres gins; l’ajout d’huiles essentielles de pétales de roses et d’essence de concombre. Ces deux dernières notes créent un spiritueux des plus rafraîchissants et lui confère une complexité unique.</p>
<p>Pas étonnant que seulement quelques mois après avoir été lancé, en 1999, le gin Hendrick’s amassait déjà les honneurs. Lors de la compétition internationale de spiritueux de San Francisco, en 2000, le gin Hendrick’s emportait pour une première fois, la médaille d’or. Depuis lors, ce gin excentrique et délicieux n’a cessé de faire le bonheur des connaisseurs du monde entier. Hendrick’s, c’est plus qu’un gin écossais, c’est plus qu’un outil de choix pour tout bon barman; c’est ce que l’on peut souhaiter voir naître lorsque l’innovation et le savoir-faire se rencontrent autour d’une idée géniale.</p>
<p>Dégustez vous-même le gin Hendrick’s dans nos cocktails du mois. En fait, pourquoi ne pas essayez vos cocktails préférés de la carte régulière en exigeant le gin Hendrick’s. Chose certaine, un Cucumber Rickey saura plaire d’autant plus et un Négroni se verra enrichi de belles notes florales.</p>
<p>À la vôtre!</p>
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		<title>En garniture</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 14:58:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexandre Lefebvre</dc:creator>
				<category><![CDATA[En garniture]]></category>
		<category><![CDATA[concombre]]></category>
		<category><![CDATA[Gin Fizz]]></category>
		<category><![CDATA[Gin Tonic]]></category>
		<category><![CDATA[Huey P. Long]]></category>
		<category><![CDATA[Sir Winston Churchill]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Alexandre Lefebvre et Marie-Ève Bourassa
La rumeur veut que Huey Long, alors qu’il occupait son poste de gouverneur de la Louisiane à Baton Rouge, ait fait construire le Highway 61 dans le but de raccourcir ses voyages du Capitol Building jusqu’à son cocktail chouchou. L’autoroute mène en effet directement au Roosevelt.

Gin Fizz «Professor» Denton était reconnu, au début [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Par Alexandre Lefebvre et Marie-Ève Bourassa</em></p>
<p>La rumeur veut que Huey Long, alors qu’il occupait son poste de gouverneur de la Louisiane à Baton Rouge, ait fait construire le Highway 61 dans le but de raccourcir ses voyages du Capitol Building jusqu’à son cocktail chouchou. L’autoroute mène en effet directement au Roosevelt.</p>
<p><span id="more-1836"></span></p>
<p>Gin Fizz «Professor» Denton était reconnu, au début de 1890, comme un champion buveur de Gin Fizz. C’est d’ailleurs après en avoir consommé quelques-uns qu’il meurt d’une hémorragie interne : il avait parié qu’il pouvait non seulement boire un autre Gin Fizz, mais mangerait aussi le verre.</p>
<p><img class="alignright size-full wp-image-1756" title="en-garniture-2010-09b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/en-garniture-2010-09b.png" alt="en-garniture-2010-09b" width="195" height="343" />Au 18e siècle, La Compagnie anglaise des Indes orientales introduit le gin-tonic, cocktail composé de gin et d’eau tonique. Cette dernière, à base de quinine, était utilisée pour combattre la malaria. Son goût étant très amer, on ajoute du gin pour rendre la mixture buvable.</p>
<p>Le musée national du gin se trouve à Hasselt, en Belgique. Sir Winston Churchill a un jour déclaré, à propos du Gin Tonic, qu’il avait sauvé plus de vies et d’esprits que tous les docteurs de l’Empire.</p>
<p>Les concombres utilisés dans la fabrication du gin Hendrick’s proviennent de Hollande et les roses sont des «Rosa Damascena», une variété originaire de Bulgarie, reconnue pour ses essences florales.</p>
<p>Huey P. Long est mort des suites d’une blessure par balle. Sur un des murs du Sazerac Bar, au Roosevelt Hôtel de la Nouvelle-Orléans, on retrouve toujours le trou laissé par une balle qui lui était aussi réservée, quelques années plus tôt. Les trous de balles qui lui ont été mortelles sont, elles aussi, toujours visibles au Capitol Building, Bâton Rouge.</p>
<p>Il y a plus de 2000 ans, à Rome, les gladiateurs se servaient du genévrier comme antiseptique pour leurs nombreuses coupures.</p>
<p>À l’époque de la Folie du Gin, en Angleterre, les bras affichaient « Drunk for a penny, dead drunk for two pence and a straw for nothing.» (Ivre pour une cenne, ivre mort pour un « trente-sous » et une paille gratis.)</p>
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		<title>Cocktails du mois</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 14:57:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>La Distillerie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cocktails du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Bramble à la Max]]></category>
		<category><![CDATA[Highland Berry]]></category>
		<category><![CDATA[Kilt en l’air]]></category>

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		<description><![CDATA[En ce premier mois d’automne, en cette fin d’été, on se laisse réconforter par la douce folie d’un gin incomparable et de bartenders imaginatifs: le Highland Berry présenté par Maxime Claveau, le Bramble à la Max, de Maxime Boivin et le Kilt en l’air, de Philippe Haman.

Trouvez les recettes de ces cocktails inédits sur notre site [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>En ce premier mois d’automne, en cette fin d’été, on se laisse réconforter par la douce folie d’un gin incomparable et de bartenders imaginatifs: le Highland Berry présenté par Maxime Claveau, le Bramble à la Max, de Maxime Boivin et le Kilt en l’air, de Philippe Haman.</p>
<p><span id="more-1847"></span></p>
<p>Trouvez les recettes de ces cocktails inédits sur <a href="../../cocktails" target="_blank">notre site Web</a> !</p>
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		<title>Une eau que les oiseaux ne boivent pas</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 23:51:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le buveur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Gueule de bois]]></category>
		<category><![CDATA[Cachaça]]></category>
		<category><![CDATA[Caïpirinha]]></category>

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		<description><![CDATA[On dit «la» Caïpirinha. Un cocktail féminin. Un cocktail qui a du caractère à revendre et autant de muscles qu’Arnold dans ses bonnes années. Un cocktail, un spiritueux – la Cachaça – et un bout de pays dans mon old fashionned. Un cocktail comme l’histoire d’un peuple. Comme une histoire d’amour.

Je suis sur le balcon à ne rien faire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On dit «la» Caïpirinha. Un cocktail féminin. Un cocktail qui a du caractère à revendre et autant de muscles qu’Arnold dans ses bonnes années. Un cocktail, un spiritueux – la Cachaça – et un bout de pays dans mon old fashionned. Un cocktail comme l’histoire d’un peuple. Comme une histoire d’amour.</p>
<p><span id="more-1628"></span></p>
<p>Je suis sur le balcon à ne rien faire d’autre que d’avoir chaud. Il y a la canicule et il y a mes pensées : je ne sais pas ce qui, entre les deux, me fait le plus suer. Un million de trucs à faire, un million de boîtes à vider. J’ai réclamé mon indépendance et elle me l’a refusée. Je me suis battu, entêté, décidé et elle m’a marché dessus sans me prendre au sérieux. C’est qu’elle m’avait bien conquis et n’avais pas l’intention de me laisser filer comme ça. J’ai finalement pris mon courage à deux mains, le taureau par les cornes, l’occasion par les cheveux… elle a pris ses cliques et ses claques, la poudre d’escampette… Contre toute attente, je suis libre. Et malgré ce que je laisse entendre à mon entourage, je suis loin de prendre mon pied. Je crois que j’aurais envie qu’on m’envahisse encore un peu.</p>
<p>Une demi-tonne de boîtes à défaire donc : j’imagine que cette envie de lit douillet et de son corps chaud contre le mien vient entre autres du fait que ça fait trois jours que je dors tout nu, sur le plancher de ma chambre, un vieux ventilo poussiéreux et bruyant à pleine puissance, directement sur moi. L’appart que je viens de quitter était meublé et avec la rupture et mon sens de la désorganisation légendaire, je n’avais pas prévu le coup. Pas magasiné un mobilier et après avoir payé le camion, la bière, la pizza, l’épicerie de départ – ce qui inclus non seulement la bouffe et tous les condiments qu’on ne s’est pas donné la peine de déménager (entendre ici deux caves : «D’la marde, on repart en neuf!»), mais aussi les produits nettoyants : savon à corps, savon à linge, savon à vaisselle, Windex, Hertel, Vim, Scott towel… sans oublier un balai, une moppe, un sceau… – et la peinture, plus d’argent pour me payer le luxe de ne pas dormir sur le plancher. Entendre ici deux caves : «Ouain… Ça casse, repartir en neuf.» Déjà que j’ai les morceaux de mon coeur qui tiennent miraculeusement ensemble, je ne peux même plus me payer le luxe de sortir de mon chez-moi. Hey! Je l’aime, ma liberté.</p>
<p><img class="size-full wp-image-1633 alignright" title="gueule-de-bois-2010-08b" src="http://www.pubdistillerie.com/blog/wp-content/uploads/gueule-de-bois-2010-08b.png" alt="gueule-de-bois-2010-08b" width="295" height="180" /></p>
<p>Assis sur le balcon, sur une chaise droite, inconfortable. Mais avec la chaleur, je serais inconfortable partout, même dans les bras de Zooey Deschanel ou de Marion Cotillard. Même dans les bras de mon hirondelle qui doit déjà avoir fait son nid ailleurs, si possible dans le coeur d’un gars qui a la climatisation. Mais à ce prix-là, moi aussi j’ai fait une rencontre rafraîchissante. Je la connaissais depuis quelque temps déjà, mais ne lui avait jamais accordé d’attention particulière. À vrai dire, je crois que j’étais resté sur mes premières impressions, plutôt incertain de notre chimie. Son goût était un peu trop insistant pour mon palais inexpérimenté.</p>
<p>«Água-que-passarinho-não-bebe.»<br />
Une eau que les oiseaux ne boivent pas.</p>
<p>Il me faut me rendre à l’évidence : nous nous ressemblons beaucoup plus que ce que je croyais. Elle est fière de ses racines paysannes et affiche les couleurs de son pays. Une culture métissée et vivante, une classe bâtarde, une histoire clandestine. Elle est honnête, sans artifices : d’une simplicité désarmante.</p>
<p>Je n’ai peut-être plus blonde, plus de lit, plus d’argent, pas de meubles pour ranger ma vie qui encombre le plancher de l’appartement, mais j’ai ma Cachaça qui se raconte à moi à petites lampées.</p>
<p>J’ai ma Caipirinha sous un soleil de plomb, emprunté, le temps d’une canicule, au Brésil.</p>
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