Catégorie: Le bec verseur

Le gin, un spiritueux qui a de l’esprit

Il se laisse apprécier en Négroni, avec du tonic, en Fizz, voire même avec seulement quelques glaçons, mais savons-nous ce qu’est le gin? Si oui, voici l’occasion de revisiter nos notions acquises. Sinon, voici une belle opportunité d’en apprendre un peu plus sur ce qui coule de votre verre jusqu’à vous.

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La Cachaça

On la connaît peu et mal. Car même si 1,5 milliard de litres de Cachaça sont consommés annuellement au Brésil, on ne la retrouve qu’en très petite quantité et depuis peu de temps dans les débits de boisson notre belle province. Tentons ensemble d’en connaître davantage sur cette grande incomprise.

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La larme du Moaï

La Polynésie, signifiant «plusieurs îles», est constituée d’archipels tous situés dans un immense triangle imaginaire allant de la Nouvelle-Zélande à Hawaï jusqu’à l’île de Pâques, l’un des grands ensembles formant l’Océanie.

Les origines du peuplement de ces îles sont encore discutées aujourd’hui et se sont avérées être un casse-tête pour bon nombre de linguistes, d’ethnologues et de généticiens. EN SAVOIR PLUS…

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La Maison Bacardi

L’histoire de la maison Bacardi en est une riche en retournements et en succès. Voyons comment
des fils de maçon Catalan ont érigé en empire une des plus grandes compagnies privées
au monde.
Dans le port de Sitges, au début du dix-neuvième
siècle, Magìn, Juan, José et Facundo Bacardi
s’embarquent pour la prospère colonie espagnole de Santiago de Cuba. Ils ouvrent un magasin général et travaillent sans relâche se faisant d’excellentes réputations.
En 1843, Facundo avait suffisamment économisé
d’argent pour lancer sa propre affaire; « Facundo
Bacardi y compania. » Sa situation est bonne, il prend femme et fonde une famille. Il ouvre un second magasin dans une ville voisine
et contemple ce qui semble être un destin clément.
L’an 1852 s’annonce comme une grande épreuve.
Cuba est secoué par des tremblements de terre et une épidémie de choléra prend l’île. Les Bacardi retournent en Espagne temporairement.
À leur retour, Santiago de Cuba a changé
considérablement, plusieurs habitants ayant quitté la colonie. Les temps sont beaucoup plus durs qu’avant leur exil, si bien qu’en 1855, Facundo
doit fermer boutique. Ce premier échec commercial allait être son dernier…
Facundo Bacardi caressait déjà l’idée de fabriquer
des spiritueux. À l’époque l’Aguardiente (eau brûlante) était un produit sans raffinement, devant être mélangé afin d’être rendu digeste. La Couronne espagnole avait jusqu’alors interdit
la production d’alcool pour des raisons morales,
mais venait de retourner sa veste et encourageait
dorénavant ce commerce. Autre fait important, c’est à cette époque que Cuba devient
le premier producteur de sucre en importance
au monde, les suites de la révolution haïtienne
du début du siècle ayant ouvert le marché.
Don Facundo Bacardi, comme on l’appelait déjà,
saisit l’occasion offerte par les multiples facteurs
mentionnés plus haut et commence à effectuer
une série de tests lui permettant de lancer
un produit qui allait révolutionner le monde du rhum. Les mélasses, un sous-produit de la production du sucre, sont en abondance ; Bacardi
choisit donc d’en faire son ingrédient de base. Un des problèmes auxquels les distillateurs
cubains de l’époque doivent faire face est le grand contenu en sucre de la canne cubaine.
Trop de sucre et les levures meurent lorsque
le taux d’alcool produit grimpe trop vite, gâchant
toutes les étapes de production successives.
Don Facundo élève des levures des plus performantes, issues de levures de Cognac, afin d’obtenir une fermentation
optimale des sucres résiduels présents dans les mélasses.
Il réussit tant et si bien que ces mêmes levures sont encore utilisées
aujourd’hui.
Mu par un souci de qualité, Facundo Bacardi expérimente et raffine le procédé de distillation. Afin d’éviter d’avoir un produit ayant un goût trop prononcé, et souhaitant améliorer la qualité
du distillat, Bacardi eut l’idée de filtrer son rhum. C’était une première dans l’industrie; en utilisant du charbon de bois tropical et de noix de coco, Bacardi parvint à obtenir un rhum clair au goût léger et aromatique. Finalement, on assemble
l’aguardiente, qui donne sa charpente au rhum, avec du Redistillado, un autre distillat, stocké à part, et qui confère son goût léger au rhum. Don Facundo Bacardi savait qu’il venait d’élaborer un rhum sur lequel il pouvait apposer
son nom, lui qui n’avait jamais voulu vendre de rhums dans ses commerces vu leur piètre qualité. Le rhum Bacardi venait de voir le jour et s’apprêtait à prendre le monde d’assaut.
Nous sommes en 1862, Don Facundo fait l’acquisition
de distilleries et commence sa production.
À cette époque, la plupart du rhum est vendu en vrac, on remplit des contenants, que les acheteurs apportent avec eux, directement
à partir de tonneaux. Bacardi se distingue
en fournissant ses propres contenants, des bouteilles, et va jusqu’à signer chaque étiquette
de sa propre main. On trouve encore le nom du fondateur de la maison sur le goulot de chaque
bouteille de Bacardi. Autre facteur influant sur la marque, le symbole de la chauve-souris. Lorsque Don Facundo prend possession de sa première distillerie, il découvre une colonie de chauves-souris : présage de chance pour les Cubains. Loin de vouloir chasser les animaux, Don Facundo Bacardi en fait son logo et c’est depuis qu’une chauve-souris en plein vol représente
de façon non équivoque la marque Bacardi
à travers le monde.
En 1877, Don Facundo prend sa retraite et laisse une compagnie en plein essor à ses fils. L’aîné, Emilio, est nommé président et aura à traverser
de grands tumultes. C’est que Cuba entreprend
le mouvement d’indépendance qui devra la libérer de l’Espagne. La famille Bacardi embrasse
le mouvement d’indépendance si bien qu’Emilio sera condamné à la prison à plusieurs reprises. Les Bacardi doivent aussi jongler une situation des plus délicate : l’abolition de l’esclavage
est un des moteurs
de l’indépendance,
soutenu et souhaitable,
mais les combattants
détruisent les plantations de canne à sucre, mettant en péril le commerce du rhum.
Alors que la famille Bacardi joue un rôle actif dans l’indépendance de Cuba, leur rhum est découvert,
et encensé, lors de concours et d’expositions
mondiales. La marque s’impose, si bien qu’en 1888, Bacardi devient le rhum officiel
de la Couronne espagnole.
En 1898, l’invasion américaine de Cuba, stabilise
quelque peu la situation politique de l’île et ouvre le marché américain au rhum Bacardi. Vers les mêmes années, Coca-Cola commence
à exporter son effervescent liquide vers Cuba,
le Cuba Libre est né. Plusieurs autres cocktails
voient le jour soit le Daïquiri, le Mojito, et le Bacardi Cocktail. Emilio Bacardi voit la compagnie
continuer de grandir, et prête main-forte à la reconstruction des dommages causés par le mouvement d’indépendance. Il est très respecté
et sera même maire de Santiago.
Vient ensuite la prohibition qui, loin de nuire à Bacardi, propulse son chiffre d’affaires toujours
plus haut. Une grande quantité de rhum est exportée, trouvant son chemin en Amérique par diverses routes clandestines. Au même moment,
des marées d’Américains visitent l’île, ce qui fait hausser significativement les ventes de rhum dans le pays.
C’est en 1936, que Bacardi installe une nouvelle distillerie à Porto Rico, associé aux États-Unis. Non seulement le rhum Bacardi allait pouvoir être exempté des taxes d’importations qui lui nuisaient jusqu’alors, mais cette nouvelle installation
allai garantir l’avenir de la compagnie.
Les années suivantes sont marquées par de grandes transformations dans la structure même
de Cuba. La première montée au pouvoir de Fulgencio Batista, la flambée de corruption, initiée
par la pègre américaine sur l’île, et bientôt,
le second coup d’État mené par Batista, font en sorte que chacun se tourne vers un jeune
avocat du nom de Fidel Castro dans l’espoir de voir revenir l’ordre dans Cuba. Cet espoir est mort né, car dès lors que la révolution porte ses fruits, il devient évident que Castro veut nationaliser
les industries du pays, et Bacardi n’y échapperait pas.
Voyant son rival « Havana Club » tomber sous le joug de la nationalisation, la compagnie déménage
ses actifs dans les facilités de Porto Rico et prend des mesures
légales afin que, partout dans le monde,
la marque Bacardi
soit reconnue et qu’aucun autre rhum ne puisse en usurper l’identité,
et ce, même s’il était produit dans leur ancienne distillerie.
Bacardi, qui avait déjà une distillerie
au Mexique, continue à prendre de l’expansion. La compagnie
à l’effigie de la chauve-souris ouvre des distilleries, au Brésil, au Canada, en Espagne et aux Bahamas, où elle établit aussi un centre
de contrôle de la qualité; établissant ainsi un standard mondial pour tous ses rhums où qu’ils soient produits.
Avec les années soixante, Bacardi lance une immense campagne de publicité, identifiant son rhum comme un ingrédient de choix pour effectuer des mélanges. La publicité porte ses fruits puisqu’en 1960, alors qu’elle arrive à Porto
Rico, Bacardi vend 1.7 million de caisses de rhum par année; quinze ans plus tard, c’est 10 millions de caisses qui sont vendues annuellement.
À ce jour, cette croissance est un record inégalé de par le monde. Bacardi est le spiritueux
le plus vendu aux États-Unis, toute catégorie
confondue, alors que commencent les années 1980.
Quelques grands coups allaient terminer de transformer Bacardi en ce qu’elle est aujourd’hui, soit la plus grande compagnie privée
au monde. Durant les années 1990, Bacardi
se porte acquéreur du groupe Martini & Rossi,
puis achète le Gin Bombay Sapphire ainsi
que le Scotch Dewar’s. En 2004, pour 2.2 milliards
de dollars, Bacardi achète la vodka Grey Goose à Sydney Frank, l’homme ayant popularisé
Jägermeister, une des plus grandes transactions
dans le domaine. Dès lors, armée de cet impressionnant portfolio, Bacardi s’impose sur tous les marchés comme une marque solide,
aux produits de la plus haute qualité qui soit, un oeil résolument tourné vers l’avenir.

L’histoire de la maison Bacardi en est une riche en retournements et en succès. Voyons comment des fils de maçon Catalan ont érigé en empire une des plus grandes compagnies privées au monde. Dans le port de Sitges, au début du dix-neuvième siècle, Magìn, Juan, José et Facundo Bacardi s’embarquent pour la prospère colonie espagnole de Santiago de Cuba. Ils ouvrent un magasin général et travaillent sans relâche se faisant d’excellentes réputations. EN SAVOIR PLUS…

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Quartier rouge

LA GRANDE HISTOIRE D’UN PETIT QUADRILATÈRE

On appelle «Quartier Latin» le coeur de la vie universitaire francophone d’une ville. Là où l’élite évolue. Paradoxalement, le Quartier Latin de Montréal est aussi connu pour avoir été le pouls du district le plus chaud, non seulement de la Métropole, mais de toute l’Amérique du Nord: le Red Light. Entre culture et lupanar : quelle place le 300 Ontario Est a-t-il occupée au courant des siècles derniers? EN SAVOIR PLUS…

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Kiss me, I’m Irish!

Faire la fête, c’est bien; savoir ce que l’on célèbre en rehausse le plaisir.  À l’occasion de la St Patrick, nous vous proposons un aperçu de la vie du saint patron des Irlandais.

Maewyn Succat, alias St-Patrick, est né sur les côtes de la Bretagne romaine vers l’an 389 de notre ère.  EN SAVOIR PLUS…

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Quand on parle de scotch…

Pour faire du Scotch, il faut avoir un bon approvisionnement en céréales et de l’eau. Beaucoup, beaucoup d’eau! L’eau est un facteur critique dans le bon fonctionnement d’une distillerie; non seulement doit-elle être pure et fraîche, elle doit aussi être abondante. EN SAVOIR PLUS…

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Chef, oui chef!

Le succès d’Amarula tient, bien sûr, à sa grande qualité, mais aussi aux efforts soutenus de ceux qui en assurent la mise en marché. Ce n’est pas tout que d’importer un produit unique, venu des confins d’un autre continent, encore faut-il le faire connaître. EN SAVOIR PLUS…

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You Can Call Me Al

Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, le diable doit avoir l’air d’un maudit bon gars. Pendant que le gouvernement se lançait dans la  «noble expérience» de la prohibition, Alphonse Capone était en contrôle de la quasi-totalité du commerce de l’alcool pour la grande région de Chicago, une opération évaluée à plus de cent vingt millions de dollars. EN SAVOIR PLUS…

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